À la recherche d'Elvis Wong vous offre en primeur une authentique photo du Yéti, lui aussi attiré dans les environs de Beijing par la fièvre des jeux olympiques!!
(Vous pouvez cliquer sur la photo - et sur les autres d'ailleurs - pour l'agrandir)
lundi 30 juin 2008
vendredi 20 juin 2008
Post-scriptum
Je suis maintenant de retour sain et sauf, après avoir eu l'impression de vivre la semaine des quatre jeudis... Je me lève jeudi matin, je fais ma journée agréablement avec Héloïse, ensuite 30 minutes de navette jusqu'à l'aéroport, 13h d'avion jusqu'à Toronto, 1h15 jusqu'à Montréal; j'arrive à 9h15 PM (alors qu'il est 9h15 AM *VENDREDI* dans ma tête), lift jusqu'au métro Longeuil, 2h30 de bus jusqu'à Ste-Foy, puis petite course de taxi jusqu'à chez moi... Je suis arrivé à 1h30 AM, me suis payé une petite douche avant de m'écrouler dans mon lit.
Ce qui conclut donc ce merveilleux voyage sans pépin majeur!!
Ce qui conclut donc ce merveilleux voyage sans pépin majeur!!
mardi 17 juin 2008
Beijing - Montréal en 3 heures
C'est aujourd'hui que je repars pour le Québec... Mon avion part autour de 18h pour arriver à Montréal le même jour, 21h. Comment se fait-il que je traverse le monde en quelques heures seulement? En fait, il ne faut pas oublier que Beijing est décalé de 12h (dans le futur) par rapport au Québec, de sorte que mes 18 heures de voyages s'effacent, fondant jusqu'à 6h... ce qui ne me laissera pas moins fatigué, considérant qu'au moment de mettre pied à terre, je serai à 9h du matin dans ma tête.
Je pense que c'est le moment de faire les bilans... J'aurai vraiment passé un excellent mois en Chine. J'aurai vu des merveilles inimaginables, goûté à mille et un plats étrangers; j'aurai aussi eu la chance de cohabiter avec Héloïse pendant une période prolongée, et si le casanier en moi prendrait volontiers quelques semaines de plus ici, je crois que c'est la meilleure preuve du plaisir que nous avons eu ensemble, autant au quotidien que dans ces moments plus stressants, mais plus merveilleux de touristes à la conquête du monde.
Bref, si le retour se passe sans anicroche, je pourrai dire sans hésitation que j'aurai eu la chance de vivre une expérience irremplaçable avec une Héloïse tout aussi unique!
Je pense que c'est le moment de faire les bilans... J'aurai vraiment passé un excellent mois en Chine. J'aurai vu des merveilles inimaginables, goûté à mille et un plats étrangers; j'aurai aussi eu la chance de cohabiter avec Héloïse pendant une période prolongée, et si le casanier en moi prendrait volontiers quelques semaines de plus ici, je crois que c'est la meilleure preuve du plaisir que nous avons eu ensemble, autant au quotidien que dans ces moments plus stressants, mais plus merveilleux de touristes à la conquête du monde.
Bref, si le retour se passe sans anicroche, je pourrai dire sans hésitation que j'aurai eu la chance de vivre une expérience irremplaçable avec une Héloïse tout aussi unique!
Une seule déception, cependant: après tout ce temps à chercher Elvis Wong, je dois jeter l'éponge. Mais Héloïse m'a aussi révélé sur le tard que Wong n'est pas un nom mandarin, mais cantonnais, de sorte que je devrai peut-être poursuivre mes explorations une autre fois, dans le sud de la Chine... C'est donc à suivre!!
Pour ceux que ça pourrait intéresser, voici le bilan financier de mon voyage, d'une arrivée à l'aéroport à l'autre:
Billet d'avion + Visa 1545$
Argent au départ (incluant la location de mon appartement) + Retraits en cours de route 1300$
Pour un total de 2845$. Pas mal pour un mois complet aux antipodes, avec appart, avion vers Xi'an (en double) + hôtel... et resto à TOUS les repas sauf exception!
Merci de m'avoir lu, et au plaisir d'en discuter plus amplement de vive voix!
Pour ceux que ça pourrait intéresser, voici le bilan financier de mon voyage, d'une arrivée à l'aéroport à l'autre:
Billet d'avion + Visa 1545$
Argent au départ (incluant la location de mon appartement) + Retraits en cours de route 1300$
Pour un total de 2845$. Pas mal pour un mois complet aux antipodes, avec appart, avion vers Xi'an (en double) + hôtel... et resto à TOUS les repas sauf exception!
Merci de m'avoir lu, et au plaisir d'en discuter plus amplement de vive voix!
Tien Tien et Tan Tan, les pingouins de Beijing
Des gros nounours
Parmi les dernières sorties qu'il me restait à faire, le zoo de Beijing nous attendait par une journée légèrement pluvieuse... Évidemment, la section des pandas est l'attraction principale de l'endroit, et nous y sommes restés un bon moment... nous avons eu la chance de voir l'un d'eux, perché à 7 ou 8 mètres de hauteur dans un arbre, se nourrir de ses feuilles puis en redescendre... Je vous offre quelques photos de ses animaux adorables, qui ne sont pas sans rappeler mon patapouf de minou, tant par les couleurs que pour la grosseur du bedon! Nous avons aussi vu des tas d'amphibiens, des kangourous, des petits singes, des autruches, des zèbres...

C'est bien rien qu'en Chine...
Après être redescendus de la Grande Muraille, nous attendons patiemment une partie du groupe ayant pris un autre chemin avec un bol de riz et une couple de bières froides.
Nous remarquons qu'il y a plusieurs policiers dans le resto, mais n'en faisons peu de cas. Jusqu'à ce que l'un d'eux vienne nouer conversation avec Héloïse...
Le type dit que ses collègues et lui sont là pour préparer l'afflux de touristes durant les jeux, et qu'ils font la tournée des lieux susceptibles d'être visités pour en assurer la sécurité.
Pendant qu'il dit tout cela, un autre policier s'avance, puis un, deux, quatre, huit (!) autres... on prend des photos et on filme la conversation avec Héloïse; on nous amène des bouteilles d'eau, on nous pose quelques questions amicalement... puis il est question de nous faire signer des formulaires (!!)... on nous amène dans une autre pièce du complexe, une chambre à coucher (!!!) et on nous dit de nous asseoir confortablement... le chef s'assoit aussi, et là, Héloïse a la géniale idée de se mettre à dire toute sorte de choses sans importance en exagérant son accent et ses erreurs de chinois; après quelques instants de ce jeu, on nous remercie sans qu'il ne soit plus question de formulaires ou quoi que ce soit.
Encore estomaqués par l'expérience, nous retournons dans le resto... Anne-Marie et Sébastien avaient trouvé les policiers souriants, mais moi, je restais sur mes gardes - Héloïse, elle, craignait l'inimaginable. "On est des touristes canadiens", de dire Anne-Marie, "il n'aurait rien pu nous arriver!"
Et toute cette histoire de non-respect des droits de l'homme, ça ne te dit rien?
Après discussion, nous en sommes venus à la conclusion qu'il s'agissait probablement d'une scène de relations publiques, où le chef et ses subordonnées ont sauté sur l'occasion d'avoir une touriste parlant chinois pour montrer à leur supérieur comment ils étaient forts dans leur contact avec l'international...
Anne-Marie a eu la bonne idée d'aller prendre discrètement des photos de la scène - qu'on la laisse faire était tout de même un bon indice, à mes yeux, que rien de grave n'était en train de se préparer. Fallait le voir pour le croire: imaginez, il y avait au moins deux fois plus de policiers que ceux qui apparaissent sur la photo.
Nous remarquons qu'il y a plusieurs policiers dans le resto, mais n'en faisons peu de cas. Jusqu'à ce que l'un d'eux vienne nouer conversation avec Héloïse...
Le type dit que ses collègues et lui sont là pour préparer l'afflux de touristes durant les jeux, et qu'ils font la tournée des lieux susceptibles d'être visités pour en assurer la sécurité.
Pendant qu'il dit tout cela, un autre policier s'avance, puis un, deux, quatre, huit (!) autres... on prend des photos et on filme la conversation avec Héloïse; on nous amène des bouteilles d'eau, on nous pose quelques questions amicalement... puis il est question de nous faire signer des formulaires (!!)... on nous amène dans une autre pièce du complexe, une chambre à coucher (!!!) et on nous dit de nous asseoir confortablement... le chef s'assoit aussi, et là, Héloïse a la géniale idée de se mettre à dire toute sorte de choses sans importance en exagérant son accent et ses erreurs de chinois; après quelques instants de ce jeu, on nous remercie sans qu'il ne soit plus question de formulaires ou quoi que ce soit.
Encore estomaqués par l'expérience, nous retournons dans le resto... Anne-Marie et Sébastien avaient trouvé les policiers souriants, mais moi, je restais sur mes gardes - Héloïse, elle, craignait l'inimaginable. "On est des touristes canadiens", de dire Anne-Marie, "il n'aurait rien pu nous arriver!"
Et toute cette histoire de non-respect des droits de l'homme, ça ne te dit rien?
Après discussion, nous en sommes venus à la conclusion qu'il s'agissait probablement d'une scène de relations publiques, où le chef et ses subordonnées ont sauté sur l'occasion d'avoir une touriste parlant chinois pour montrer à leur supérieur comment ils étaient forts dans leur contact avec l'international...
Anne-Marie a eu la bonne idée d'aller prendre discrètement des photos de la scène - qu'on la laisse faire était tout de même un bon indice, à mes yeux, que rien de grave n'était en train de se préparer. Fallait le voir pour le croire: imaginez, il y avait au moins deux fois plus de policiers que ceux qui apparaissent sur la photo.
lundi 16 juin 2008
La Grande Muraille, finalement!
Aujourd'hui, nous nous sommes levés à 5h AM pour rejoindre Anne-Marie et Sébastien à leur hôtel, question d'aller visiter La Grande Muraille de Simatai... L'un des trois lieux ouverts au tourisme pour visiter les ruines de la grande muraille, Simatai est reconnu comme étant le plus beau et le moins achalandé. Effectivement, après 3h de bus, nous sommes arrivés aux pieds de majestueuses montagnes... plusieurs minutes de téléphérique plus tard, assez long pour qu'on perde au loin le bruit des moteurs, nous avons pu nous promener sur cette incroyable réalisation humaine d'un total de 6700 km! Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à cliquer ici.
dimanche 15 juin 2008
La leçon de Tai Chi (suite et fin)
C'était mon dernier cours de Tai Chi avec ma prof de Beijing. Les autres chanceux continueront à apprendre la petite forme au cours des prochaines semaines, mais Harmon, mon collègue, devra apprendre la forme de Chen qu'elle nous montrait en parallèle tout seul!
Elle nous a pris à part durant les derniers quarante-cinq minutes seulement, alors je n'aurai appris que jusqu'à 1:13 du vidéo précité. Cependant, ses commentaires à mon égard m'ont fait flotter durant le reste de l'après-midi...
Héloïse lui dit que je pars cette semaine. Elle demande à plusieurs reprise si je compte revenir en Chine. "Éventuellement", dit-elle, respectant la façon chinoise de parler (en évitant des affirmations tranchées et définitives).
"S'il avait le temps de finir la forme, ça aurait été très joli", commente-t-elle, ce qu'Héloïse me traduit. Héloïse lui transmet mon appréciation: "il a beaucoup apprécié ses cours; son temps passé avec vous a été court, mais ses apprentissages nombreux.
- Il n'y a pas de quoi. Il "joue" vraiment pas mal [en Mandarin, on "joue" du tai chi comme on joue du violon. Héloïse précise que vraiment pas mal est à peu près le plus gros compliment chinois - souvenez-vous qu'on évite les affirmations tranchées]. Il reviendra, n'est-ce pas, s'il en a la chance?
- Oui, s'il en a la chance, assurément.
- J'ai un étudiant étranger qui s'est entraîné en Chen avec moi. Il fait des compétitions internationales, il est #2 mondial. Si ton ami finit d'apprendre cette forme, il pourra, devrait participer à ces compétitions."
L'idée de tai chi compétitif ne colle pas vraiment avec moi, mais... YAAAAAAY!! :D
Je tiens à mentionner que mon Héloïse s'est aussi démarquée, prise comme modèle plusieurs fois... la professeur a même servi aux autres élèves qu'ils devraient pratiquer entre les cours comme elle le fait! C'est sexy, une fille qui connaît son tai chi!
Je conclus avec une photo de moi et mon professeur de quelques heures...
Elle nous a pris à part durant les derniers quarante-cinq minutes seulement, alors je n'aurai appris que jusqu'à 1:13 du vidéo précité. Cependant, ses commentaires à mon égard m'ont fait flotter durant le reste de l'après-midi...
Héloïse lui dit que je pars cette semaine. Elle demande à plusieurs reprise si je compte revenir en Chine. "Éventuellement", dit-elle, respectant la façon chinoise de parler (en évitant des affirmations tranchées et définitives).
"S'il avait le temps de finir la forme, ça aurait été très joli", commente-t-elle, ce qu'Héloïse me traduit. Héloïse lui transmet mon appréciation: "il a beaucoup apprécié ses cours; son temps passé avec vous a été court, mais ses apprentissages nombreux.
- Il n'y a pas de quoi. Il "joue" vraiment pas mal [en Mandarin, on "joue" du tai chi comme on joue du violon. Héloïse précise que vraiment pas mal est à peu près le plus gros compliment chinois - souvenez-vous qu'on évite les affirmations tranchées]. Il reviendra, n'est-ce pas, s'il en a la chance?
- Oui, s'il en a la chance, assurément.
- J'ai un étudiant étranger qui s'est entraîné en Chen avec moi. Il fait des compétitions internationales, il est #2 mondial. Si ton ami finit d'apprendre cette forme, il pourra, devrait participer à ces compétitions."
L'idée de tai chi compétitif ne colle pas vraiment avec moi, mais... YAAAAAAY!! :D
Je tiens à mentionner que mon Héloïse s'est aussi démarquée, prise comme modèle plusieurs fois... la professeur a même servi aux autres élèves qu'ils devraient pratiquer entre les cours comme elle le fait! C'est sexy, une fille qui connaît son tai chi!
Je conclus avec une photo de moi et mon professeur de quelques heures...
samedi 14 juin 2008
De la grande visite
Aujourd'hui, j'ai eu de la grande visite. Mon ex-épouse, Anne-Marie, et son copain Sébastien sont arrivés à Beijing ce jeudi. Nous avions convenu d'aller visiter la Grande Muraille tous les quatre (avec Héloïse), mais le mauvais temps nous a forcé à remettre l'expédition (c'était la journée la plus pluvieuse depuis mon arrivée!).
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous avons passé une partie de la journée ensemble tout de même. Je leur ai fait visiter mon coin, surtout mon pourvoyeur à café, fortement apprécié de Sébastien, et mon meilleur restaurant jusqu'à présent, un grand établissement servant des spécialités de Harbing. Au menu: haricots, patates et lardons en casserole mijotant; un autre plat de viande, patate et une sorte de gros pois; un plat de porc, champignons, œufs et concombre; une assiette de poulet kung pow; et deux sortes de concombres tenant lieu d'entrée. Personne n'a demandé de dessert... Le prix pour les 4, avec deux bières? 175 kuai, soit 25$ - pas de taxe ni service en sus.
On aime la Chine, n'est-ce pas?
Nous ferons un autre essai (le 3e pour Héloïse et moi) lundi. Je me croise les doigts... les jours commencent à manquer... je reviens ce jeudi!
Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, nous avons passé une partie de la journée ensemble tout de même. Je leur ai fait visiter mon coin, surtout mon pourvoyeur à café, fortement apprécié de Sébastien, et mon meilleur restaurant jusqu'à présent, un grand établissement servant des spécialités de Harbing. Au menu: haricots, patates et lardons en casserole mijotant; un autre plat de viande, patate et une sorte de gros pois; un plat de porc, champignons, œufs et concombre; une assiette de poulet kung pow; et deux sortes de concombres tenant lieu d'entrée. Personne n'a demandé de dessert... Le prix pour les 4, avec deux bières? 175 kuai, soit 25$ - pas de taxe ni service en sus.
On aime la Chine, n'est-ce pas?
Nous ferons un autre essai (le 3e pour Héloïse et moi) lundi. Je me croise les doigts... les jours commencent à manquer... je reviens ce jeudi!
jeudi 12 juin 2008
Le Tiantangong
Lieu de culte majeur de l'époque impériale, le temple céleste (Temple of Heaven, en anglais) est un complexe de bâtiments ancestraux au coeur de Beijing même... C'est vraiment une vision emblématique trouvée sur toutes les cartes postales. Je vous offre une photo maison du bâtiment principal! Au menu pour demain: la Grande Muraille!!!
mercredi 11 juin 2008
Des mongoles à batterie
Journée un peu plate, hier; je m'emmerdais solide (eh oui, ça arrive aussi en Chine).
Pour me divertir, Héloïse me convainc d'aller voir un spectacle de musique Mongole dans un bar-spectacle qu'elle a déjà fréquenté. Nous soupons dans les environs et arrivons une quinzaine de minutes avant l'heure prévue du début du spectacle. Nous payons les 2x50 kuai d'admission (15$CAN total) et passons au bar.
Sirotant un scotch, nous remarquons que la mise en place correspond peu avec notre idée de la musique traditionnelle... Un type fait un test de son avec une guitare, et une grosse batterie trône au centre de la scène.
À l'heure prévue, un gros animateur - qu'on devine organisateur de l'événement ou proprio de l'établissement - vient beugler une présentation incompréhensible (même pour Héloïse), et quatre musiciens lancent le bal avec trois ou quatre chansons hurlées sur une musique pesante... Après quoi un deuxième groupe prend le relais. Surpris de ne pas avoir droit au programme supposé (et Héloïse pas peu gênée de son choix d'activité), nous repartons vers l'appartement, croisant dans les marches un petit couple occidental accompagné d'une guide chinoise qui semblent tout aussi surpris du spectacle que nous l'étions...
J'ignore si, par musique mongole, on voulait dire des chants traditionnels de Mongolie, ou leur relève hard rock et que nous avions mal compris...
Si c'était bien le dernier cas, je pourrai dire avoir vu des authentiques Mongoles à batteries (et à guitares, et à basses).
Pour me divertir, Héloïse me convainc d'aller voir un spectacle de musique Mongole dans un bar-spectacle qu'elle a déjà fréquenté. Nous soupons dans les environs et arrivons une quinzaine de minutes avant l'heure prévue du début du spectacle. Nous payons les 2x50 kuai d'admission (15$CAN total) et passons au bar.
Sirotant un scotch, nous remarquons que la mise en place correspond peu avec notre idée de la musique traditionnelle... Un type fait un test de son avec une guitare, et une grosse batterie trône au centre de la scène.
À l'heure prévue, un gros animateur - qu'on devine organisateur de l'événement ou proprio de l'établissement - vient beugler une présentation incompréhensible (même pour Héloïse), et quatre musiciens lancent le bal avec trois ou quatre chansons hurlées sur une musique pesante... Après quoi un deuxième groupe prend le relais. Surpris de ne pas avoir droit au programme supposé (et Héloïse pas peu gênée de son choix d'activité), nous repartons vers l'appartement, croisant dans les marches un petit couple occidental accompagné d'une guide chinoise qui semblent tout aussi surpris du spectacle que nous l'étions...
J'ignore si, par musique mongole, on voulait dire des chants traditionnels de Mongolie, ou leur relève hard rock et que nous avions mal compris...
Si c'était bien le dernier cas, je pourrai dire avoir vu des authentiques Mongoles à batteries (et à guitares, et à basses).
mardi 10 juin 2008
Xi'an 4e partie: Une armée de terre cuite
En 1974, des fermiers ont découvert en creusant un puits la monumentale tombe de l'empereur Qin, qui a unifié la Chine et dont personne ne connaissait même l'existence. Cette découverte est une vraie merveille: l'empereur s'est fait enterrer avec une réplique de milliers de soldats grandeur nature, de chevaux, de chars de terre cuite et de cuivre, et même 40 000 armes de bronze, ce qui n'est pas peu dire pour... le 2e siècle avant Jésus-Christ! Les détails de cette armée de terre cuite sont renversants... chaque soldat est unique, on peut très bien voir leur coiffure et même la texture des semelles sous leurs souliers... Leur grade, leur armure, leur expression respective, aucun détail n'est laissé au hasard. Je vous présente ci-après un vidéo made in China (bon, fait par moi, quand même) pour vous montrer l'ampleur de la fosse 1 (qui n'est pas la seule, en passant) ainsi qu'une photo prise le même jour qui montre le détail des soldats.
Une vraie merveille, assurément (contrairement à la pyramide présentée précédemment)!
Une vraie merveille, assurément (contrairement à la pyramide présentée précédemment)!
lundi 9 juin 2008
Xi'an, 3e partie: Un monument à la médiocrité

Dans l'enfer touristique des environs de Xi'an, on peut apercevoir au loin une image douteuse dont on se demande la raison d'être...
KOSSÉ ÇA FAIT EN CHINE, UNE PYRAMIDE???
En fait, il s'agit d'une grosse exposition sur les Huit merveilles du monde... les sept classiques sont là, évidemment, mais on comprend qu'il s'agit surtout d'une mise en place pour soutenir que l'armée de terre cuite (voir billet suivant) est la huitième... une série de maquettes avec des ambiances qui feraient sourciller même des pré-adolescents naïfs rend la traversée de cette exposition plus drôle qu'instructive. En fait, ce serait drôle si cet arrêt imprévu n'était pas un élément conduisant à la surcharge de la fin de la journée... Bref, c'est pourquoi je l'ai rebaptisée "un monument à la médiocrité"!
Demain, je présente l'attraction qui, elle, valait la peine de payer un avion en double (et même de visiter ces attractions douteuses, même si je m'en serais volontiers passé).
dimanche 8 juin 2008
Xian, 2e partie: la capitale de la crosse
Tandis qu'à Beijing, nous nous sentons toujours en sécurité, à Xi'an, c'est autre chose.
À mon premier achat en ville, la caissière me fait signe de ne pas mettre mon portefeuille dans mon sac, et de le surveiller de près. Quelques minutes plus tard, je fais remarquer à Héloïse qu'un type louche marche à quelques mètres de nous, au même rythme, en nous lorgnant discrètement. Je lui manifeste qu'on l'a vu nous voir, et il disparaît peu après...
Ça commence bien.
Le lendemain matin, nous sommes à la gare de la ville à la recherche d'un bus pour visiter le site de la découverte de l'armée souterraine (plus de détails bientôt). Nous trouvons un minibus qui, à prix raisonnable, nous fera aller dans plusieurs sites des environs avant celui qu'on veut voir. On achète nos billets, conscients que laissés à nous-même, nous n'aurions pas pu voir autant. Nous lui payons le prix d'entrée pour les sites du jour, et on est parti!
La journée commence bien... montée en téléphérique sur une montagne à la vue imprenable, visite du site de "l'incident de Xi'an" qui a été un tournant des problèmes internes de la Chine qui faisait face à l'invasion japonaise... Visite de sources thermales visitées par des empereurs, et caetera. C'est là que le vent commence à tourner.
On nous amène dans une boutique de jade (dont on a rien à faire), mais passe encore. Ensuite, c'est dans un resto où on insiste pour qu'on prenne un met local (pâtes très larges, patates, céleri, poulet, cheveu en prime) qui, quel hasard, est le plus cher du menu. Je discute avec Héloïse comment certains tours guidés prennent carrément les clients en otage en les amenant à des resto-partenaires... comme celui-ci, manifestement: il n'y a que des bus devant l'établissement. Je ne pensais pas si bien dire.
On nous trimballe ensuite sur des sites méga moches... une sorte de temple bouddhiste qui est aussi un haut lieu du confucianisme avec des personnages en papier mâché (!) où une guide inintelligible nous parle avec passion d'un trou dans le sol. Mais ça n'est pas tout... On nous fait visiter ce que j'ai rebaptisé "un monument à la médiocrité" (voir billet suivant) avant de FINALEMENT nous conduire à l'armée souterraine.
La meilleure? C'est là que notre guide nous dit que l'entrée sur les sites visités à date dépasse l'argent qu'on avait donné en début de journée, et qu'il faudra étirer 120 kuai chacun (une vingtaine de $CAN) pour le reste de la journée. Héloïse est bleue et tente de confronter la fille qui ne bronche pas... faut dire qu'elle doit crosser ses clients ainsi chaque jour.
Retour à "Chianne" pour notre réservation, que le manager de l'hôtel nous disait avoir réussi à arracher... une employée du resto nous attend à notre chambre pour nous y conduire. Dès l'entrée, horreur! Le resto est vide sinon pour une dizaine d'employées qui attendent un poisson (c'est nous, ça). On nous demande de payer d'avance (le double d'un repas comparable dans un resto honnête) et on nous sert un repas tout ce qu'il y a d'ordinaire. Rendu là, nous en rions... La cerise sur le sundae? Chaque fois que nous voulons prendre un taxi, ils nous demandent un prix exorbitant qui nous fait ressortir en riant... lorsque le meter n'est pas carrément trafiqué!
Comme quoi toutes les expériences culturelles ne se déclinent pas pareillement...
À mon premier achat en ville, la caissière me fait signe de ne pas mettre mon portefeuille dans mon sac, et de le surveiller de près. Quelques minutes plus tard, je fais remarquer à Héloïse qu'un type louche marche à quelques mètres de nous, au même rythme, en nous lorgnant discrètement. Je lui manifeste qu'on l'a vu nous voir, et il disparaît peu après...
Ça commence bien.
Le lendemain matin, nous sommes à la gare de la ville à la recherche d'un bus pour visiter le site de la découverte de l'armée souterraine (plus de détails bientôt). Nous trouvons un minibus qui, à prix raisonnable, nous fera aller dans plusieurs sites des environs avant celui qu'on veut voir. On achète nos billets, conscients que laissés à nous-même, nous n'aurions pas pu voir autant. Nous lui payons le prix d'entrée pour les sites du jour, et on est parti!
La journée commence bien... montée en téléphérique sur une montagne à la vue imprenable, visite du site de "l'incident de Xi'an" qui a été un tournant des problèmes internes de la Chine qui faisait face à l'invasion japonaise... Visite de sources thermales visitées par des empereurs, et caetera. C'est là que le vent commence à tourner.
On nous amène dans une boutique de jade (dont on a rien à faire), mais passe encore. Ensuite, c'est dans un resto où on insiste pour qu'on prenne un met local (pâtes très larges, patates, céleri, poulet, cheveu en prime) qui, quel hasard, est le plus cher du menu. Je discute avec Héloïse comment certains tours guidés prennent carrément les clients en otage en les amenant à des resto-partenaires... comme celui-ci, manifestement: il n'y a que des bus devant l'établissement. Je ne pensais pas si bien dire.
On nous trimballe ensuite sur des sites méga moches... une sorte de temple bouddhiste qui est aussi un haut lieu du confucianisme avec des personnages en papier mâché (!) où une guide inintelligible nous parle avec passion d'un trou dans le sol. Mais ça n'est pas tout... On nous fait visiter ce que j'ai rebaptisé "un monument à la médiocrité" (voir billet suivant) avant de FINALEMENT nous conduire à l'armée souterraine.
La meilleure? C'est là que notre guide nous dit que l'entrée sur les sites visités à date dépasse l'argent qu'on avait donné en début de journée, et qu'il faudra étirer 120 kuai chacun (une vingtaine de $CAN) pour le reste de la journée. Héloïse est bleue et tente de confronter la fille qui ne bronche pas... faut dire qu'elle doit crosser ses clients ainsi chaque jour.
Retour à "Chianne" pour notre réservation, que le manager de l'hôtel nous disait avoir réussi à arracher... une employée du resto nous attend à notre chambre pour nous y conduire. Dès l'entrée, horreur! Le resto est vide sinon pour une dizaine d'employées qui attendent un poisson (c'est nous, ça). On nous demande de payer d'avance (le double d'un repas comparable dans un resto honnête) et on nous sert un repas tout ce qu'il y a d'ordinaire. Rendu là, nous en rions... La cerise sur le sundae? Chaque fois que nous voulons prendre un taxi, ils nous demandent un prix exorbitant qui nous fait ressortir en riant... lorsque le meter n'est pas carrément trafiqué!
Comme quoi toutes les expériences culturelles ne se déclinent pas pareillement...
Xi'an, 1re partie: s'y rendre est tout le plaisir
Première excursion hors de Beijing pour Héloïse, et pour moi forcément... Xi'an (prononcer chiann) est une ville reconnue pour sa richesse historique, et m'apparaissait comme un point de passage obligé. Entre 12h de train et moins de 1h30 d'avion, le choix me paraît facile: Héloïse nous magasine les billets en ligne, alors nous nous levons, tout pleins d'entrain, à 5h30 ce vendredi pour se rendre à l'aéroport...
Et manquer notre avion. Doh!
Achat de nouveaux billets - ç'aurait été dommage d'annuler, le retour étant déjà payé... - et c'est parti pour vrai.
J'ai la chance de survoler la Chine et son relief intéressant, aperçu derrière la pâleur blanchâtre du smog perpétuel... nous nous posons sans anicroche. À l'aéroport de Xi'an, on nous propose de nous raccompagner en ville en limousine pour presque 100$... alors qu'une navette part fréquemment à quelques pas de là, pour l'habituelle poignée de change. C'est évidemment ce que nous choisissons.
On nous laisse au centre-ville, et nous devons maintenant trouver notre hôtel, réservé une fois de plus par ma guide-interprète personnelle (et sexy). Nous hélons un taxi qui nous dit sur le ton de l'engueulade que c'est trop proche pour qu'il nous prenne (c'est pourtant à une trentaine de minutes de marche de là, sous la pluie légère). Un second nous sort ma même rengaine. Nous finissons par marcher sous la pluie qui a cessé, et trouvons notre hôtel, un truc bien propre et standard pour 30$ la nuit. Ce sera pratiquement la dernière bonne affaire que nous ferons à Xi'an...
Nous marchons dans les environs et trouvons des Baozi, des sortes de pains fourrés, dans une rue musulmane qui, par contraste, nous donne l'impression que la Chine n'était pas trop dépaysante jusque là. Nous nous endormons tôt, sachant que samedi, le lendemain, nous visiterons site après site toute la journée...
À venir:
Xi'an, cité des crapules
Un monument à la médiocrité
Une armée de terre cuite
Ne manquez pas la suite!
Et manquer notre avion. Doh!
Achat de nouveaux billets - ç'aurait été dommage d'annuler, le retour étant déjà payé... - et c'est parti pour vrai.
J'ai la chance de survoler la Chine et son relief intéressant, aperçu derrière la pâleur blanchâtre du smog perpétuel... nous nous posons sans anicroche. À l'aéroport de Xi'an, on nous propose de nous raccompagner en ville en limousine pour presque 100$... alors qu'une navette part fréquemment à quelques pas de là, pour l'habituelle poignée de change. C'est évidemment ce que nous choisissons.
On nous laisse au centre-ville, et nous devons maintenant trouver notre hôtel, réservé une fois de plus par ma guide-interprète personnelle (et sexy). Nous hélons un taxi qui nous dit sur le ton de l'engueulade que c'est trop proche pour qu'il nous prenne (c'est pourtant à une trentaine de minutes de marche de là, sous la pluie légère). Un second nous sort ma même rengaine. Nous finissons par marcher sous la pluie qui a cessé, et trouvons notre hôtel, un truc bien propre et standard pour 30$ la nuit. Ce sera pratiquement la dernière bonne affaire que nous ferons à Xi'an...
Nous marchons dans les environs et trouvons des Baozi, des sortes de pains fourrés, dans une rue musulmane qui, par contraste, nous donne l'impression que la Chine n'était pas trop dépaysante jusque là. Nous nous endormons tôt, sachant que samedi, le lendemain, nous visiterons site après site toute la journée...
À venir:
Xi'an, cité des crapules
Un monument à la médiocrité
Une armée de terre cuite
Ne manquez pas la suite!
La Cité Interdite vite fait
Le palais imperial - Forbidden City pour les anglophones et amateurs de Civilization IV - s'appelait justement Cité Interdite du fait qu'il était la résidence exclusive de la cour impériale chinoise. Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à cette introduction; pour vous donner une idée de l'immensité de la chose, voici un panorama (j'aime les panoramas!) pris à partir de la colline adjacente.
Et oui, c'est TOUT ça.
jeudi 5 juin 2008
Le bon goût de l'insalubrité II
Après une visite de la Cité Interdite (le palais impérial), souper sur une terrasse où on servait des brochettes BBQ... je choisis une place à l'écart, l'endroit est bondé et je ne veux pas recevoir de coup de coude aux trente secondes. Au milieu du repas, on s'amuse de noter comment les gens du resto semblent se servir d'un bout de toit comme entrepôt-débarras... ce qui donne ceci:

Pas d'autres mises à jour de prévues avant votre dimanche: nous partons à Xi'an pour la fin de semaine. À suivre!

Pas d'autres mises à jour de prévues avant votre dimanche: nous partons à Xi'an pour la fin de semaine. À suivre!
mardi 3 juin 2008
Le bon goût de l'insalubrité
Les guides de voyage sont catégoriques: n'achetez pas de nourriture dans la rue! Même si j'évite soigneusement les brochettes de scorpion, les petits commerces qui vendent des plats chauds sont un must incontournable... Même si, au Québec, l'apparence des lieux nous ferait tourner les talons illico. J'ai croqué pour vous une image de l'endroit qui prépare mon déjeuner une fois sur deux... À vous d'en juger.

Tant qu'à avoir mon appareil sous la main, je vous ai filmé la conception du jian bing, du début à la fin :
La question.
Imaginez: vous êtes en Chine, et à peu près tout le monde que vous y connaissez est dans la même pièce que vous. Soudain, on frappe à la porte! La question... Qui diable cela peut-il être???
Six personnes sont juste à l'extérieur de notre appartement... dont 4 officiers de police en uniforme.
On s'empresse de nous dire qu'il y a erreur, nous ne sommes pas ceux qu'ils cherchent.
Ouf. Héloïse trotte jusqu'à moi et me met la main sur sa poitrine. Décidément, elle a eu une solide frousse.
Moi, un peu plus loin, n'ai vu qu'un policier par la porte entrebâillée. J'imagine qu'elle a donc vécu quatre fois ma surprise et mon stress instantanés!
Six personnes sont juste à l'extérieur de notre appartement... dont 4 officiers de police en uniforme.
On s'empresse de nous dire qu'il y a erreur, nous ne sommes pas ceux qu'ils cherchent.
Ouf. Héloïse trotte jusqu'à moi et me met la main sur sa poitrine. Décidément, elle a eu une solide frousse.
Moi, un peu plus loin, n'ai vu qu'un policier par la porte entrebâillée. J'imagine qu'elle a donc vécu quatre fois ma surprise et mon stress instantanés!
"C'est à gauche, de l'autre côté..."
Soirée dans un chic restaurant de cuisine chinoise + fusion.
Le temps et clément, nous sommes au deuxième sur la terrasse. Au menu, porc en boulettes, aubergines dans l'huile et l'ail, sauté de boeuf et champignons des bois (i.e. pas les mêmes que chez nous), et espèce de pudding de riz et de porc. En prime, une bouteille de vin Argentin présenté sur le menu comme "cheap but good" (à 65 kuai, donc moins de 10 dollars, les deux qualificatifs s'appliquaient).
Mais avant tout ça, je demande à la serveuse de m'indiquer les toilettes. Elle me dit dans un anglais approximatif que c'est en bas, de l'autre côté. Je descends et traverse la salle à manger... Rien. Rien d'autre que la sortie.
Je demande à la serveuse de la réception la même question. Son anglais est meilleur.
"Vous sortez du resto, à gauche, c'est une vingtaine de mètres".
Bref, la toilette du resto étaient des toilettes publiques!
Le temps et clément, nous sommes au deuxième sur la terrasse. Au menu, porc en boulettes, aubergines dans l'huile et l'ail, sauté de boeuf et champignons des bois (i.e. pas les mêmes que chez nous), et espèce de pudding de riz et de porc. En prime, une bouteille de vin Argentin présenté sur le menu comme "cheap but good" (à 65 kuai, donc moins de 10 dollars, les deux qualificatifs s'appliquaient).
Mais avant tout ça, je demande à la serveuse de m'indiquer les toilettes. Elle me dit dans un anglais approximatif que c'est en bas, de l'autre côté. Je descends et traverse la salle à manger... Rien. Rien d'autre que la sortie.
Je demande à la serveuse de la réception la même question. Son anglais est meilleur.
"Vous sortez du resto, à gauche, c'est une vingtaine de mètres".
Bref, la toilette du resto étaient des toilettes publiques!
dimanche 1 juin 2008
De la tête aux pieds
Hier, soirée au resto - en fait, je crois que c'est le cas de TOUS les soupers depuis mon arrivée .
Cette fois, nous sommes dans un lieu qui affiche des spécialités de la province de Hunan - au sud, donc riz et épices. Au menu: casserole de poulet, asperges à l'ail, riz au poulet, oeufs aux piments.
Au beau milieu du festin, Héloïse pousse un petit cri de surprise.
La pièce qu'elle avait sorti de la casserole était la tête entière du poulet...
C'est le genre de choses dont on nous parle à propos de la Chine, mais il faut le vivre pour le croire! Plus tard, nous avons trouvé les ergots et des morceaux de cou ici et là... Bref, c'était un poulet de la tête aux pieds qui se retrouvait déchiqueté sur notre table!
PS: dans une revue de Beijing en anglais, j'ai lu 101 choses à faire avant de quitter la ville (pour des étrangers comme moi). On disait "écrire un blog pour partager toutes vos expériences"... et la chose à faire suivante dans la liste disait "arrêter d'écrire un blog en réalisant que tout le monde a déjà relaté exactement la même chose dans le leur". Heheheh.
Cette fois, nous sommes dans un lieu qui affiche des spécialités de la province de Hunan - au sud, donc riz et épices. Au menu: casserole de poulet, asperges à l'ail, riz au poulet, oeufs aux piments.
Au beau milieu du festin, Héloïse pousse un petit cri de surprise.
La pièce qu'elle avait sorti de la casserole était la tête entière du poulet...
C'est le genre de choses dont on nous parle à propos de la Chine, mais il faut le vivre pour le croire! Plus tard, nous avons trouvé les ergots et des morceaux de cou ici et là... Bref, c'était un poulet de la tête aux pieds qui se retrouvait déchiqueté sur notre table!
PS: dans une revue de Beijing en anglais, j'ai lu 101 choses à faire avant de quitter la ville (pour des étrangers comme moi). On disait "écrire un blog pour partager toutes vos expériences"... et la chose à faire suivante dans la liste disait "arrêter d'écrire un blog en réalisant que tout le monde a déjà relaté exactement la même chose dans le leur". Heheheh.
Je suis une attraction touristique
Aujourd'hui, lors du 2e cours de Tai Chi, j'ai avancé la forme Chen... Je suis maintenant à 1:04 du vidéo présenté au billet précédent!
Pendant que je pratiquais avec mon collègue de la veille, et un karateka mexicain qui s'était joint à nous, j'ai eu la surprise de voir une adolescente chinoise se faire prendre en photo devant nous pendant l'exécution de notre forme...
Je disais que j'étais une minorité visible... je ne m'attendais pas à être exotique au point de devenir une attraction touristique!
Pendant que je pratiquais avec mon collègue de la veille, et un karateka mexicain qui s'était joint à nous, j'ai eu la surprise de voir une adolescente chinoise se faire prendre en photo devant nous pendant l'exécution de notre forme...
Je disais que j'étais une minorité visible... je ne m'attendais pas à être exotique au point de devenir une attraction touristique!
samedi 31 mai 2008
La leçon de Tai Chi
Aujourd'hui, je suis allé à une activité organisée par l'école d'Héloïse qui se voulait une introduction au Tai Chi Chuan (Tai Ji Quan pour les puristes). Le cours était donné par Maître Wang, une petite femme de moins de 5 pieds mais qui me paraissait habitée par son art. Il paraît que c'est à elle qu'on a confié la section Tai Chi de la cérémonie d'ouverture des jeux olympiques.
Comble de veine, elle a demandé si des gens parmi ses nouveaux étudiants avaient déjà des notions de Tai Chi. J'ai levé timidement le doigt. Pendant que les débutants apprenaient les premiers mouvements de la petite forme (comprenant un enchaînement de 24 mouvements), j'ai eu la chance de me faire montrer le début d'une forme de l'école Chen, que je n'avais jamais vue avant. Si vous voulez avoir une idée de ce dont il s'agit, j'ai déniché une démonstration sur YouTube - à date, je me rends à la seconde 39! Mais j'ai un autre cours de 2h demain, je devrais avancer encore un peu. Que notre prof ait pris la peine de me corriger me paraît un beau compliment: je pense que ça veut dire que ce que je faisais était "récupérable"!
Comble de veine, elle a demandé si des gens parmi ses nouveaux étudiants avaient déjà des notions de Tai Chi. J'ai levé timidement le doigt. Pendant que les débutants apprenaient les premiers mouvements de la petite forme (comprenant un enchaînement de 24 mouvements), j'ai eu la chance de me faire montrer le début d'une forme de l'école Chen, que je n'avais jamais vue avant. Si vous voulez avoir une idée de ce dont il s'agit, j'ai déniché une démonstration sur YouTube - à date, je me rends à la seconde 39! Mais j'ai un autre cours de 2h demain, je devrais avancer encore un peu. Que notre prof ait pris la peine de me corriger me paraît un beau compliment: je pense que ça veut dire que ce que je faisais était "récupérable"!
Pour ceux que ça intéresse, voici le petit enchaînement qui est à peu près toujours la première forme qui est apprise lorsqu'on est initié au Tai Chi... Le but principal est d'apprendre les mouvements de base et faciliter ainsi l'apprentissage des formes plus complexes qui sont apprises par la suite.
vendredi 30 mai 2008
Le palais d'été
Aujourd'hui, la ronde touristique a continué... Craignant d'être indisposé durant le voyage de bus vers la Grande Muraille, nous avons plutôt opté pour le palais d'été des empereurs de Chine! Si une image vaut mille mots, je vous en donne quelques milliers qui, je crois, suffiront à vous convaincre à quel point ça a valu le détour.

jeudi 29 mai 2008
Premiers pas touristiques

Tandis que mon corps continue à s'ajuster aux effets de la Chine - je viens de faire ma première vraie nuit non décalée, et la bouffe fait des glouglous dans mon bedon -, nous sommes allés voir un incontournable du paysage de Beijing:
la place Tiananmen.
Nous sommes arrivés trop tard pour visiter La Cité Interdite (le palais impérial), alors nous y reviendrons assurément.
La vraie devise chinoise
Le yuan ou kuai, l'argent chinois, n'a pas une très grande valeur. On peut acheter 6 ou 7 kuai avec un seul dollar canadien. Lorsqu'une assiette dans un resto coûte 20 kuai, un déjeuner 3-4 kuai, l'entrée à une attraction de la place Tiananmen 10 kuai, après conversion, on note qu'au fond, la majeure partie des produits et services courants coûtent l'équivalent d'une poignée de petite monnaie canadienne.
D'où ma réalisation: est-ce que, finalement, l'unité monétaire chinois serait la poignée de change?
D'où ma réalisation: est-ce que, finalement, l'unité monétaire chinois serait la poignée de change?
mercredi 28 mai 2008
La bouffe en Chine
Comme je l'ai déjà mentionné, ma vie des derniers jours tourne autour de dormir pour récupérer du décalage et... manger.
Ne croyez pas qu'il s'agisse d'une fixation à la Obélix. La bouffe locale est incroyable, aucune commune mesure avec quoi que ce soit que je connaisse à date. Le matin, je mange de délicieux petits pains croustillants fourrés d'oeuf et de viande avec sauce épicée, ou encore comme ce matin, une sorte de crèpe pliée en 16 autour de coriandre, d'une patente croustillante, de sauce piquante et d'un oeuf... En soirée, c'est tout aussi succulent: 3 à 6 plats divers, viande et légumes choisis par les soins de ma guide-interprète personnelle, le tout pour moins de 15$ canadiens, bière, taxe, service, tout inclus! Et la meilleure: ça nous donne des restes pour le lendemain... Déjà, je crains le retour à la maison. La diversité culinaire me manquera définitivement - le menu du resto d'hier comportait quand même plus de 600 items...
Ne croyez pas qu'il s'agisse d'une fixation à la Obélix. La bouffe locale est incroyable, aucune commune mesure avec quoi que ce soit que je connaisse à date. Le matin, je mange de délicieux petits pains croustillants fourrés d'oeuf et de viande avec sauce épicée, ou encore comme ce matin, une sorte de crèpe pliée en 16 autour de coriandre, d'une patente croustillante, de sauce piquante et d'un oeuf... En soirée, c'est tout aussi succulent: 3 à 6 plats divers, viande et légumes choisis par les soins de ma guide-interprète personnelle, le tout pour moins de 15$ canadiens, bière, taxe, service, tout inclus! Et la meilleure: ça nous donne des restes pour le lendemain... Déjà, je crains le retour à la maison. La diversité culinaire me manquera définitivement - le menu du resto d'hier comportait quand même plus de 600 items...
Bienvenue sur mes récits de voyage!
En Chine pour presque un mois, je découvre que mes expériences intéressent plus d'un, alors je me trouve à écrire à répétition mes petite découvertes quotidiennes. J'ai donc décidé de créer un nouveau blog par pure lâcheté: en effet, il est beaucoup plus facile de donner un lien que de faire une nouvelle version des mêmes événements pour chaque parent et chaque ami...
Pour ce premier billet, je vais faire une mise en contexte et dissiper quelques mythes sur la Chine. Je suis donc à Beijing (également appelé Pékin, la forme francisée du nom de la capitale du nord) jusqu'au 19 juin. J'y suis allé parce qu'Héloïse, ma copine, était sur le point de mettre en oeuvre un projet de longue date d'y aller 6 mois pour perfectionner son mandarin lorsque nous avons commencé notre relation. Ne reculant devant rien, j'ai décidé de joindre l'agréable à l'agréable (parce que l'utile n'a rien à voir là-dedans) et la rejoindre un petit mois...
Je suis arrivé le 23 mai ici, et j'achève de combattre le décalage horaire. Je pourrai donc sous peu jouer du kodak comme il me plaît... je me suis pris un appartement (l'intimité n'a pas de prix lorsqu'on a pas vu sa blonde depuis 2 mois) où je dors continuellement en attendant que mon cerveau réapprenne quand est le jour et quand est la nuit - pas évident à 12 heures de décalage.
Quelques petits faits sur la vie en Chine...
1- Ici, les mets chinois sont des mets tout court.
2- Les Chinois parlent le mandarin, et moi pas.
3- Je parle français et anglais, mais pas les Chinois.
4- Tous les Chinois ne parlent pas le même mandarin. Les dialectes sont fréquents, et même si mon interprète sexy s'en sort pas mal, rien n'est assuré avec les chauffeurs de taxi.
5- Les héros du kung fu qui volent ou font des sauts de plusieurs étages sont moins fréquents qu'on pourrait le penser lorsqu'on est un fan de films du genre.
6- Il n'y a pas du chien dans tous les menus de tous les restaurants. Je vous laisserai savoir lorsque j'aurai la chance de goûter un met pékinois.
7- Ici, c'est moi la minorité visible.
PS: si jamais vous ne comprenez pas le titre de ce blog, il s'agit d'un clin d'oeil au premier film d'Elvis Gratton où il se consterne de voir qu'il y a un chinois - Elvis Wong - parmi les concurrents du concours d'imitateurs d'Elvis auquel il participe!
L'école d'Héloïse avait une activité en costumes traditionnels le lendemain de mon arrivée. Nous voici donc en apparat de la dynastie Chang, et non, je ne m'habille pas comme ça tous les jours!

Pour ce premier billet, je vais faire une mise en contexte et dissiper quelques mythes sur la Chine. Je suis donc à Beijing (également appelé Pékin, la forme francisée du nom de la capitale du nord) jusqu'au 19 juin. J'y suis allé parce qu'Héloïse, ma copine, était sur le point de mettre en oeuvre un projet de longue date d'y aller 6 mois pour perfectionner son mandarin lorsque nous avons commencé notre relation. Ne reculant devant rien, j'ai décidé de joindre l'agréable à l'agréable (parce que l'utile n'a rien à voir là-dedans) et la rejoindre un petit mois...
Je suis arrivé le 23 mai ici, et j'achève de combattre le décalage horaire. Je pourrai donc sous peu jouer du kodak comme il me plaît... je me suis pris un appartement (l'intimité n'a pas de prix lorsqu'on a pas vu sa blonde depuis 2 mois) où je dors continuellement en attendant que mon cerveau réapprenne quand est le jour et quand est la nuit - pas évident à 12 heures de décalage.
Quelques petits faits sur la vie en Chine...
1- Ici, les mets chinois sont des mets tout court.
2- Les Chinois parlent le mandarin, et moi pas.
3- Je parle français et anglais, mais pas les Chinois.
4- Tous les Chinois ne parlent pas le même mandarin. Les dialectes sont fréquents, et même si mon interprète sexy s'en sort pas mal, rien n'est assuré avec les chauffeurs de taxi.
5- Les héros du kung fu qui volent ou font des sauts de plusieurs étages sont moins fréquents qu'on pourrait le penser lorsqu'on est un fan de films du genre.
6- Il n'y a pas du chien dans tous les menus de tous les restaurants. Je vous laisserai savoir lorsque j'aurai la chance de goûter un met pékinois.
7- Ici, c'est moi la minorité visible.
PS: si jamais vous ne comprenez pas le titre de ce blog, il s'agit d'un clin d'oeil au premier film d'Elvis Gratton où il se consterne de voir qu'il y a un chinois - Elvis Wong - parmi les concurrents du concours d'imitateurs d'Elvis auquel il participe!
L'école d'Héloïse avait une activité en costumes traditionnels le lendemain de mon arrivée. Nous voici donc en apparat de la dynastie Chang, et non, je ne m'habille pas comme ça tous les jours!

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